Lutter contre les déperditions énergétiques (1/3) : les identifier et les corriger

Lutter contre les déperditions énergétiques (1/3) : les identifier et les corriger
4.1 (82.86%) 7 votes

Une mauvaise isolation entraîne une surconsommation de chauffage en hiver et laisse entrer l’air chaud en été. Pour y remédier, une rénovation s’impose. Plusieurs travaux d’isolation sont possibles. Mais alors, comment savoir quels travaux sont les plus adaptés à votre situation ? Comment les financer ?

Après avoir choisi les matériaux nécessaires à vos travaux de rénovation chauffage ou d’isolation, profitez de nos promotions jusqu’au 05 novembre 2017 ! Des centaines de produits en stock et en livraison gratuite : Radiateurs, sèche serviettes, chaudière fioul… Retrouvez aussi une sélection de laine de verre et de laine de roche en promotions pour cet hiver.

Isolation : quelles obligations ?

L’obligation d’isoler un logement date de 1974. Depuis cette date, les réglementations thermiques applicables ont évolué et se sont renforcées (RT 2005 puis RT 2012). La réglementation thermique en vigueur à ce jour est la RT 2012, fixée lors du Grenelle de l’Environnement.

Lorsque l’on est dans de la rénovation pure, sans ajout de surface, c’est la RT existant qui s’applique. Ceci, même s’il y a un changement d’usage (une vieille grange convertie en habitation par exemple).

Depuis le 1er novembre 2007, une réglementation thermique dans l’existant est entrée en vigueur selon l’arrêté du 3 mai 2007. Celle-ci, aussi appelée réglementation thermique « élément par élément », indique les performances que doivent atteindre les éléments que vous souhaitez remplacer.

Les pouvoirs publics, par le décret du 30 mai 2016, en application de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, ont rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2017 la réalisation conjointe de travaux de rénovation lourde avec des travaux d’amélioration des performances thermiques des bâtiments suivant la RT élément par élément.

Cette obligation s’applique lorsque la rénovation :

  • entraîne une extension ou une élévation de moins de 30% de la surface de l’existant et inférieure à 150 m²
  • concerne un ravalement de façade de type enduit ou parement sur au moins 50% de la façade
  • concerne une réfection de toiture d’au moins 50% de la surface de la toiture
  • concerne l’aménagement d’une nouvelle pièce en vue de la rendre habitable d’une surface supérieure à 5m² (buanderie, comble, garage…)

Déperditions thermiques : des fuites à tous les niveaux !

Dans une habitation mal isolée, les déperditions moyennes de chaleur peuvent s’élever à 30% ! Toutes les surfaces de l’enveloppe d’une maison sont sources de dissipation thermique.

perte-de-chaleur

En fonction de leur niveau d’isolation et de leur structure, ces surfaces peuvent être à l’origine de pertes de chaleur qui peuvent être limitées par la réalisation de travaux d’isolation appropriés :

Pour bien évaluer les pertes énergétiques de votre habitation et les travaux nécessaires, il est particulièrement recommandé d’opter pour un diagnostic thermique de votre habitation.

Diagnostic thermique : bilan énergétique et préconisation de travaux

A ne pas confondre avec le diagnostic de performance énergétique (DPE), qui informe des acheteurs potentiels sur les consommations énergétiques annuelles du logement et détermine son étiquette énergie, le diagnostic thermique chiffre les performances thermiques du logement par rapport à la réglementation en cours. Il peut vous aider à prioriser vos travaux d’isolation

bilan_thermique

Le professionnel qui intervient pour réaliser le bilan thermique procède par étapes :

  • collecte des informations sur votre logement : il cherche notamment à connaître son âge, les matériaux utilisés lors de sa construction et les équipements dont vous disposez.
  • contrôle à la caméra thermique infrarouge : il détecte d’éventuelles moisissures, fuites de canalisation et isolations défectueuses.
  • vérification visuelle des zones énergivores.

Grâce aux données recueillies, un rapport sur les défauts majeurs identifiés vous est remis accompagné d’une liste de travaux préconisés ainsi que leur coût indicatif. Ces travaux sont priorisés en fonction de l’impact sur votre confort et sur la consommation de votre logement.

Ce document est précis. Les coûts des travaux d’économies d’énergie suggérés prend en compte le prix des matériels conseillés, leur durée de vie, voire les gains engendrés en cas de passage au solaire photovoltaïque.

Les aides financières pour isoler votre maison

Les travaux de rénovation d’isolation sont exigeants en terme de performances et obligations. Ils peuvent entraîner des dépenses non négligeables pour lesquelles des aides de l’état existent.

Plusieurs solutions s’offrent à vous pour vous aider dans le financement de vos travaux d’isolation, et selon votre situation personnelle, certaines des aides peuvent être cumulées.

La réalisation de travaux visant à améliorer les performances énergétiques de votre logement vous ouvre droit aux aides suivantes :

  • Le CITE
  • L’éco-prêt à taux zéro
  • Des prêts à taux avantageux (prêt du LDD, prêts délivrés par la CAF ou les distributeurs d’énergie, etc.)
  • Le programme « Habiter Mieux »
  • La TVA à taux réduit
  • Les aides attribuées par les distributeurs d’énergie, l’ANAH et certaines collectivités locales

Ces aides sont accessibles sous conditions et peuvent, parfois, être cumulables. Pour en savoir plus, consultez notre guide sur les aides financières pour rénover votre logement.

Certifications : comment s’y retrouver ?

Sur l’étiquette d’un matériau de construction (ci-contre), de nombreuses normes et certifications apparaissent.Toute certification atteste de la conformité d’un produit à des caractéristiques préétablies. Elles sont délivrées par des organismes indépendants et reconnus. L’attribution d’une certification est l’objet d’une démarche volontaire d’une entreprise vis-à-vis de ses produits.

Les informations lisibles sur l’étiquette apposée sur l’emballage du produit sont normalement expliquées de façon détaillée dans la documentation des fabricants. En voici leur signification :

 

 

 

Le marquage CE est obligatoire depuis mars 2003. Il indique que l'isolant satisfait aux exigences de la directive européenne des produits de construction.
La certification Acotherm, aussi appelée "Certification AT", garantit les qualités acoustiques et thermiques d'un élément de menuiserie extérieur : le vitrage, la menuiserie (fenêtre, porte-fenêtre), les blocs-baies (fermetures des volets roulants) et les portes extérieures. Elle est délivrée conjointement par le Ministère responsable de la construction et plusieurs centres scientifiques dont l'activité relève de la construction et de l'habitation.

Les performances thermiques des menuiseries concernées par la certification Acotherm sont classées entre Th1 et Th11. Plus le niveau de "Th" est grand, meilleures seront les performances d'isolation. Dans le même temps, plus le coefficient U est faible, plus l'isolation sera performante.

Les performances d'isolation phonique sont classées de AC1 à AC4. La classe la plus élevée (AC4) est la classe dont les produits sont dotés de l'isolation acoustique la plus intéressante.
La certification Cekal vous permet de choisir parmi des produits dont la qualité et les performances sont certifiées en fonction de la réglementation en vigueur et du développement technique. Il atteste de l'emploi et de la durabilité des vitrages tout en permettant aux professionnels et aux fabricants de justifier leurs engagements en termes de responsabilité décennale.
La certification ACERMI ou "Association de CERtification des Matériaux Isolants" permet de choisir un produit en fonction de son application dans la construction c'est-à-dire de son usage. Elle a été établie en complément du marquage CE et indique a minima la résistance et la conductivité thermiques, le comportement mécanique et, selon le produit, la réaction au feu.
La certification CSTBat est délivrée par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, sous mandat de l'AFNOR. La certification CSTBat concerne les fenêtres et est délivrée selon trois critères :

  • la perméabilité de la fenêtre à l'air (A)
  • l'étanchéité à l'eau de la fenêtre (E)
  • la résistance au vent de la fenêtre (V)
Dispensée par l'AFNOR Certification, la marque NF est une certification qui atteste de la conformité du produit à des caractéristiques qualitatives et sécuritaires définies dans le référentiel de certification correspondant à celui-ci.

Le référentiel peut être constitué de normes françaises, européennes ou internationales. A savoir, que la norme la plus exigeante primera sur les autres.
La Keymark est une certification volontaire dont la propriété est conjointe au Centre Européen de Normalisation (CEN) et au Comité Européen de Normalisation en Electrique et en Électrotechnique (CENELEC).

Cette norme a été créée selon le principe "une norme, un test, accepté partout" afin de simplifier les démarches des entreprises et la lecture des étiquettes produits.

La certification est fournie par des professionnels habilités par le CEN ou le CENELEC à condition de la mise en place et l'exploitation d'un contrôle de production en amont en usine. Les normes de la série iso 9000 doivent, dès lors, être respectées. Il s'agit d'un référentiel à la disposition des entreprises pour qu'elles s'assurent de leur respect des exigences légales et réglementaires concernant un produit.

Les certifications peuvent vous permettre de prétendre à l’obtention d’un crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) sous conditions.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A suivre
A suivre
9 Partages
Partagez8
+1
Tweetez
Enregistrer1