Isolation : lutter contre les déperditions énergétiques

Une mauvaise isolation entraîne une surconsommation de chauffage en hiver et laisse entrer l’air chaud en été. Pour y remédier, une rénovation s’impose. Plusieurs travaux d’isolation sont possibles. Mais alors, comment savoir quels travaux sont les plus adaptés à votre situation ? Comment les financer ?

Isolation : Obligation

En fonction de la date de construction de votre logement, celui-ci n’est pas doté des mêmes qualités isolantes qu’un autre. En effet, l’obligation d’isoler un logement date de 1974.

Depuis cela, les bâtiments nouvellement construits et, dernièrement, les bâtiments rénovés sont soumis à des réglementations thermiques qui nécessitent le respect de niveaux d’isolation toujours plus élevés. La réglementation thermique en vigueur à ce jour est la RT 2012, fixée lors du Grenelle de l’Environnement.

Toutefois, si votre logement a été construit avant 1974, il peut être plus ou moins bien isolé en fonction des matériaux de construction utilisés. Par exemple, les briques et les pierres, majoritairement utilisées jusqu’à la fin des années 1950, ont parfois des propriétés thermiques supérieures aux matériaux utilisés dans les années 1960 ou 1970.

Déperditions thermiques : où passe votre énergie ?

Malgré cette obligation d’isolation instaurée en 1974, il est possible que votre logement laisse s’échapper une (trop grande) partie de l’énergie consommée pour vous chauffer.

Avec des déperditions moyennes de chaleur allant jusqu’à 30%, toutes les surfaces de l’enveloppe d’une maison sont sources de dissipation thermique. En fonction de leur niveau d’isolation et de leur structure, ces surfaces peuvent être à l’origine de pertes de chaleur qui peuvent être limitées par la réalisation de travaux d’isolation appropriés.

perte-de-chaleur

Pour bien évaluer vos pertes énergétiques et les travaux nécessaires, il est particulièrement recommandé d’opter pour un diagnostic thermique de votre habitation.

Le diagnostic thermique : bilan énergétique et préconisation de travaux

A ne pas confondre avec le DPE qui informe des acheteurs potentiels sur les consommations énergétiques annuelles du logement et détermine son étiquette énergie, le diagnostic thermique chiffre les performances thermiques du logement par rapport à la réglementation en cours (RT 2012).

bilan_thermique

Le professionnel qui intervient pour réaliser le bilan thermique procède par étapes.

  • Tout d’abord, il vous questionne pour obtenir des informations sur votre logement : il cherche notamment à connaître son âge, les matériaux utilisés lors de sa construction et les équipements dont vous disposez.
  • Ensuite, à l’aide de sa caméra thermique infrarouge, il détecte d’éventuelles moisissures, fuites de canalisation et isolations défectueuses.
  • Puis, il va opérer une vérification visuelle des zones énergivores.

Grâce à toutes les données qu’il aura recueillies, il vous délivrera un rapport sur les défauts majeurs qui ont été identifiés et les travaux qu’il préconise avec des coûts indicatifs. Ces travaux sont priorisés en fonction de l’impact sur votre confort et sur la consommation de votre logement.

Isolation du toit, des murs et des planchers

La toiture, les murs et les planchers représentent à eux-seuls près de 60 % des déperditions thermiques d’un logement. Face à de telles pertes de chaleur, des travaux d’isolation sont nécessaires.

L’isolation de la toiture et des combles

30 % des dissipations thermiques sont situées au niveau des combles et de la toiture. C’est la plus grosse perte thermique de votre logement. Pour vous assurer un confort hiver comme été et réaliser des économies d’énergie, il est indispensable de mettre en œuvre une isolation thermique performante dans ses combles.

Isoler les combles perdus

Un comble perdu est une surface située sous la toiture qui, par définition, n’est pas habitée et n’est pas chauffé. On peut considérer comme comble perdu une surface prévue pour un aménagement futur, mais non encore exploitée. Les techniques d’isolation ne sont donc pas les mêmes selon que le comble est prévu ou non pour être aménagé à l’avenir. Quelle que soit la configuration, une isolation est nécessaire pour protéger la partie chauffée du logement.

Un comble perdu non aménageable résulte :

  • d’une toiture à faible pente
  • de la pose d’une charpente industrielle (en W) encombrant tout l’espace sous toiture

L’isolant en vrac ou à souffler est généralement le plus approprié dans cette configuration car ces combles sont souvent difficiles d’accès et proposent peu d’espace pour manœuvrer. On trouve ces isolants à base de laine de verre ou laine de roche, mais aussi à base de produits bio sourcés (ouate de cellulose, fibre de chanvre, fibre de bois, laine de mouton, etc.)

Lorsque le comble perdu est un futur comble habitable dont l’aménagement est reporté, il est aussi important de l’isoler du reste de l’habitation.

  • Si le plancher est déjà réalisé, il est possible de poser des rouleaux de laine de verre directement sur ce dernier (bord à bord) afin d’assurer un parfait calfeutrement de l’ensemble de la surface du comble. Ce type d’isolation est rapide à la réalisation.
  • Si le plancher n’est pas encore réalisé, la pose de laine de verre en 2 couches est préconisée : une première couche entre chevrons (elle doit faire l’épaisseur de ces derniers), et une deuxième couche par dessus (bord à bord) afin d’assurer de même un calfeutrement de l’ensemble et en particulier au droit des chevrons (pour éviter la création d’un pont thermique).

Isoler les combles habitables

Véritables pièces de vie supplémentaires, les combles aménageables sont aussi les plus sensibles aux écarts thermiques (chaud et froid) avec l’extérieur. Elles doivent impérativement être isolées de manière performante. Selon la place dont vous disposez, il vous est possible de choisir entre l’isolation par l’intérieur et l’isolation par l’extérieur.

L’isolation des combles par l’intérieur

Des panneaux semi-rigides ou des rouleaux peuvent être utilisés. Ils se placent sur la structure de la charpente. La place qui est laissée disponible est déterminante dans la manière de poser l’isolant (soit entre les chevrons, soit sous les chevrons voire les deux). S’il y a suffisamment de place, il est recommandé de positionner l’isolant sous les chevrons afin de créer une ventilation sous la couverture et d’éviter les ponts thermiques liés aux chevrons.

L’insufflation d’isolant en vrac est aussi une bonne alternative. Généralement réalisée par un professionnel, la méthode consiste à injecter sous pression l’isolant dans un caisson étanche à l’air. Cet isolant est alors recouvert d’un pare-vapeur ou d’un frein-vapeur puis d’un parement de finition (bois, plâtre).

L’isolation des combles par l’extérieur

C’est une opération plus lourde en termes de travaux que l’isolation par l’intérieur. Elle nécessite d’enlever le revêtement de toiture (les tuiles, par exemple). Des panneaux de toiture porteurs (comprenant notamment un support ventilé de couverture et l’isolation) sont alors apposés sur la structure de la toiture qui doit être capable de les supporter. Leur poids doit donc être étudié.

Si vous faites une réfection complète de votre toiture, optez pour cette solution. Elle n’impacte pas le volume habitable, préserve la charpente des variations de température et d’humidité, assure une isolation continue et durable et garantit la ventilation de la toiture.

Isoler une toiture-terrasse

Mettre un isolant contre le plafond du dernier étage de l’habitation engendre un risque de condensation au sein du logement. L’isolation par l’intérieur est donc totalement interdite pour isoler une toiture-terrasse.

L’isolation ainsi que l’étanchéité de la toiture sont soumises à une garantie décennale. De cette façon, vous devez faire appel à un professionnel qualifié car il est le seul à pouvoir intervenir.

L’isolation des murs

Les murs représentent 20 % des déperditions thermiques. Pour les isoler, vous pouvez choisir entre l’isolation par l’intérieur ou l’isolation par l’extérieur.

L’isolation des murs par l’intérieur

Sans modifier l’aspect extérieur de votre maison, vous améliorez votre confort sans trop de dépenses par rapport à une isolation par l’extérieur. Toutefois, l’isolation par l’intérieur entraîne une perte substantielle de la surface habitable. Sa mise en oeuvre peut aussi être contraignante en cas d’ouvertures (fenêtres), de prises électriques ou de passage pour les canalisations.

Attention : Avec cette méthode, les ponts thermiques sont difficilement maîtrisés. Il est possible d’utiliser des « retours d’isolant » pour les limiter.

Vous avez alors le choix entre l’isolation avec panneaux isolants (fixés directement sur le mur par collage ou sur des lattes de bois par vissage en créant une lame d’air entre l’isolant et le mur) et l’isolation maçonnée (complexe isolant projeté sur le mur ou mis en oeuvre grâce à des coffrages).

L’isolation des murs par l’extérieur

L’isolation des murs par l’extérieur est à privilégier dès que possible. Grâce à elle :

  • la surface habitable n’est pas modifiée,
  • les murs sont protégés des variations climatiques,
  • l’inertie thermique des murs est conservée,
  • un plus grand nombre de ponts thermiques est traité,
  • les effets de la condensation sont limités car l’isolant est appliqué de manière continue.

Bien sûr, les dépenses financières engendrées par l’isolation des murs par l’extérieur sont supérieures à celles de l’isolation par l’intérieur. Une déclaration préalable de travaux ou l’obtention d’un permis de construire est nécessaire car elle modifie l’aspect extérieur du logement.

Vous avez le choix entre l’isolation par panneaux enduits, l’isolation protégée par un bardage et l’isolation par un enduit isolant.

L’isolation des planchers

Les planchers sont à l’origine de 10 % des déperditions thermiques d’une habitation, en moyenne. Ils peuvent être isolés par le haut (l’isolant est posé sur le plancher sur lequel un revêtement est apposé pour pouvoir circuler), isolés par le bas (l’isolant est fixé sur la face inférieure du plancher) ou entre les éléments structurels du plancher.

Les contraintes à prendre en compte sont :

  • la place : hauteur entre le plancher et le plafond
  • l’accessibilité

Nota : Pour isoler les planchers sur des pièces non chauffées, l’isolation par le bas est à privilégier.

Isolation des parois vitrées

Les parois vitrées peuvent représenter jusqu’à 15 % de la déperdition thermique totale de votre habitation. Comment y remédier ?

Paroi vitrée : les clés d’une isolation performante

L’indicateur à suivre pour connaître la performance d’isolation que peut procurer une fenêtre est le coefficient de transmission thermique noté Uw (U window). Il correspond aux exigences du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) et doit être le moins élevé possible. Plus il est faible, meilleure sera l’isolation. Il faut également que vous preniez en compte la résistance thermique additionnelle des fermetures (volet + lame d’air entre le volet et la fenêtre). Elle doit être supérieure à 0,22 m².K/W.

La performance thermique d’une paroi vitrée dépend de plusieurs facteurs : la nature de la menuiserie, des performances effectives du vitrage et de la qualité de la mise en oeuvre de la fenêtre. Ces facteurs peuvent permettre de réduire les déperditions thermiques, notamment la nuit car elles apportent une résistance thermique additionnelle à la paroi vitrée. Les protections extérieures (volets) permettent de réduire la température ressentie à l’intérieur de votre habitation, l’été.

Qualité du vitrage : un levier d’isolation important

Double, triple ou à isolation renforcée… Nous parlons bien de vitrage. Quelles sont leurs spécificités ?

Le double vitrage classique

Comme son nom l’indique, le double vitrage est constitué de deux verres. Entre ces deux verres, une lame d’air est emprisonnée. Ce procédé permet de réduire l’effet de paroi froide, diminue les condensations et les déperditions thermiques par les fenêtres. C’est le minimum en termes d’isolation qu’il est conseillé de posséder de nos jours : le simple vitrage est à proscrire.

Le double vitrage à isolation renforcée et lame d’argon

Gaz inerte, incolore et inodore, l’argon est enfermé dans la lame entre les deux verres. Son emploi rend le vitrage plus performant qu’un double vitrage classique. De plus, une fine couche peu émissive (le plus souvent à base d’argent) est déposée sur l’une des faces du verre. Elle contribue à lutter contre les fuites de chaleur l’hiver.

Le double vitrage à isolation renforcée est qualifié d’isolant à faible émission. Il peut notamment permettre des économies de chauffage allant jusqu’à 10 %. Les conditions de confort se trouvent, elles aussi, améliorées car ce vitrage réduit l’effet de paroi froide.

L’utilisation de système d’occultation extérieure en supplément permet de gérer les effets de surchauffe en été.

Le triple vitrage

Dans ce cas, ce sont trois verres qui emprisonnent deux lames d’air constituées d’argon ou de krypton. Il y a donc deux couches peu émissives de déposées sur deux des trois verres, côté interne, face aux lames d’air.

Le coefficient de transmission thermique, très bon, est de l’ordre de 0.6 à 0.8 W/m².K contre 1.1 à 1.2 W/m².K pour les doubles vitrages à isolation renforcée.

Toutefois, il est à noter que le coefficient de transmission lumineuse est modifié. Il peut être moins bon que celui d’un double vitrage.

Les volets et protections extérieures

A ne pas négliger, ils tiennent un rôle important dans l’isolation thermique de votre habitation.

Selon les saisons, les volets et les protections extérieures adoptent des rôles différents. En été, ils contribuent à la gestion des apports de chaleur par le soleil. Tandis qu’en hiver, la nuit, lorsqu’ils sont entièrement fermés, ils limitent les déperditions thermiques.

Les ponts thermiques

Un pont thermique est une zone où il y a une rupture de l’isolation. C’est-à-dire que les parois d’un logement sont conçues pour être chaudes or, un pont thermique provoque une rupture en créant un point froid. L’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) estime que 5 à 10 % des pertes de chaleur d’une habitation sont dues à des ponts thermiques.

En réalité, un pont thermique est un vice de conception. Bien souvent, il naît de l’assemblage de matériaux présentant une résistance thermique différente ce qui engendre une cassure dans la barrière isolante. La perte de chaleur n’est pas la seule conséquence de ce vice de conception, il engendre également l’accumulation d’humidité ce qui peut provoquer des moisissures.

Il existe plusieurs sortes de ponts thermiques :

  • Les ponts thermiques ponctuels dus à la jonction de trois parois. Ils se situent au niveau des angles d’une habitation. Par exemple, un angle entre un plancher et deux murs.
  • Les ponts thermiques linéaires se retrouvent au niveau de la discontinuité des matériaux et parois de structure. Cela peut être un angle entre un plancher et deux murs ou la jonction d’une façade et d’un mur de refend.
  • Les ponts thermiques structuraux sont liés à la technique de mise en oeuvre de l’isolant. C’est-à-dire que l’assemblage d’éléments par vissage, assemblage mécanique ou collage constituant une paroi peut être à l’origine d’un pont thermique.

Pour détecter les zones de déperdition thermique, vous pouvez effectuer un diagnostic thermique.

Certifications : comment s’y retrouver ?

Sur l’étiquette d’un matériau de construction (ci-contre), les certifications foisonnent. Il est difficile de juger de leur utilité lorsqu’on ne sait pas ce qu’elles certifient. Avant toute chose, il faut savoir que toute certification atteste de la conformité d’un produit à des caractéristiques préétablies. Elles sont délivrées par des organismes indépendants et reconnus. L’attribution d’une certification est l’objet d’une démarche volontaire d’une entreprise vis-à-vis de ses produits.

Les informations lisibles sur l’étiquette apposée sur l’emballage du produit sont normalement expliquées de façon détaillée dans la documentation des fabricants. Si ce n’est pas le cas, nous vous avons résumé leur signification.

Le marquage CE est obligatoire depuis mars 2003. Il indique que l'isolant satisfait aux exigences de la directive européenne des produits de construction.
La certification Acotherm, aussi appelée "Certification AT", garantit les qualités acoustiques et thermiques d'un élément de menuiserie extérieur : le vitrage, la menuiserie (fenêtre, porte-fenêtre), les blocs-baies (fermetures des volets roulants) et les portes extérieures. Elle est délivrée conjointement par le Ministère responsable de la construction et plusieurs centres scientifiques dont l'activité relève de la construction et de l'habitation.

Les performances thermiques des menuiseries concernées par la certification Acotherm sont classées entre Th1 et Th11. Plus le niveau de "Th" est grand, meilleures seront les performances d'isolation. Dans le même temps, plus le coefficient U est faible, plus l'isolation sera performante.

Les performances d'isolation phonique sont classées de AC1 à AC4. La classe la plus élevée (AC4) est la classe dont les produits sont dotés de l'isolation acoustique la plus intéressante.
La certification Cekal vous permet de choisir parmi des produits dont la qualité et les performances sont certifiées en fonction de la réglementation en vigueur et du développement technique. Il atteste de l'emploi et de la durabilité des vitrages tout en permettant aux professionnels et aux fabricants de justifier leurs engagements en termes de responsabilité décennale.
La certification ACERMI ou "Association de CERtification des Matériaux Isolants" permet de choisir un produit en fonction de son application dans la construction c'est-à-dire de son usage. Elle a été établie en complément du marquage CE et indique a minima la résistance et la conductivité thermiques, le comportement mécanique et, selon le produit, la réaction au feu.
La certification CSTBat est délivrée par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, sous mandat de l'AFNOR. La certification CSTBat concerne les fenêtres et est délivrée selon trois critères :

  • la perméabilité de la fenêtre à l'air (A)
  • l'étanchéité à l'eau de la fenêtre (E)
  • la résistance au vent de la fenêtre (V)
Dispensée par l'AFNOR Certification, la marque NF est une certification qui atteste de la conformité du produit à des caractéristiques qualitatives et sécuritaires définies dans le référentiel de certification correspondant à celui-ci.

Le référentiel peut être constitué de normes françaises, européennes ou internationales. A savoir, que la norme la plus exigeante primera sur les autres.
La Keymark est une certification volontaire dont la propriété est conjointe au Centre Européen de Normalisation (CEN) et au Comité Européen de Normalisation en Electrique et en Électrotechnique (CENELEC).

Cette norme a été créée selon le principe "une norme, un test, accepté partout" afin de simplifier les démarches des entreprises et la lecture des étiquettes produits.

La certification est fournie par des professionnels habilités par le CEN ou le CENELEC à condition de la mise en place et l'exploitation d'un contrôle de production en amont en usine. Les normes de la série iso 9000 doivent, dès lors, être respectées. Il s'agit d'un référentiel à la disposition des entreprises pour qu'elles s'assurent de leur respect des exigences légales et réglementaires concernant un produit.

Les certifications peuvent vous permettre de prétendre à l’obtention d’un crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) sous conditions.

Pour aller plus loin : des principes essentiels

Les travaux de rénovation de l’isolation de votre habitation sont terminés. Une vigilance de tout instant doit alors s’installer car, seuls, les travaux ne suffisent pas. Ils doivent être accompagnés de bons gestes à adopter au quotidien.

1. Ventiler : Si vous vous sentez si bien après avoir aéré votre maison c’est bien parce que vous avez régénéré l’air. En effet, aérer 10 minutes par jour contribue à la réduction de la vapeur d’eau et à l’évacuation de polluants présents dans votre logement. Ce geste, simple, vous permet de bannir l’humidité de votre logement et d’éloigner de vos murs le spectre du salpêtre et autres champignons.

2.Réaliser de petits travaux additionnels :

  • Calorifuger le ballon d’eau chaude et les tuyaux d’eau chaudes traversant des pièces froides (non chauffées).
  • Isoler les coffrets de volets roulants.
  • Placer des bas de portes ou coller un isolant incombustible sur l’intégralité d’une porte donnant sur les pièces non chauffées (garage, cave) afin d’en supprimer les entrées d’air froid.
  • Condamner les cheminées non utilisées afin d’éviter  l’arrivée d’air froid par le conduit.

L’isolation d’un logement se pense de façon globale. Ces gestes, combinés à une bonne isolation thermique, vous permettront de réduire davantage les déperditions thermiques. Facilement réalisables et peu onéreux, ils apparaissent comme une solution accessible à tous et peuvent être utilisés en premier recourt.

Les aides financières pour isoler votre maison

Plusieurs solutions s’offrent à vous pour vous aider dans le financement de vos travaux d’isolation. Selon votre situation personnelle, certaines des aides peuvent être cumulées.

La réalisation de travaux visant à améliorer les performances énergétiques de votre logement vous ouvre droit, sous conditions, aux aides suivantes :

  • Le CITE
  • L’éco-prêt à taux zéro
  • Des prêts à taux avantageux (prêt du LDD, prêts délivrés par la CAF ou les distributeurs d’énergie, etc.)
  • Le programme « Habiter Mieux »
  • La TVA à taux réduit
  • Les aides attribuées par les distributeurs d’énergie, l’ANAH et certaines collectivités locales

Ces aides sont accessibles sous conditions et peuvent, parfois, être cumulables. Pour en savoir plus, consultez notre guide sur les aides financières pour rénover votre logement.

 

 

Crédit photo à la une : ©alenconline.com

Autres crédits photos : ©anah.fr, ©faistacom.com, ©warema-newsroom.de, ©linternaute.com, ©unemaisonunblog.fr, ©unissongroupe.ca, ©lemoniteur.fr, ©lenergietoutcompris.fr, ©nature-obsession.fr

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